Liste des 45 prisonniers

Nom – Date et lieu d’arrestation – numéro de détention – Peine


Prison de Salé N°1, groupe dit de "Gdeim Izik"

Le procès des "24" dit du groupe de Gdeim Izik, s'est tenu, après trois reports, devant une Cour militaire à Rabat du 8 au 17 février, en  présence de très nombreux observateurs internationaux. Une conférence de presse s'était tenue le 1er février au siège de l'AMDH (Association marocaine des droits de l'homme) pour demander leur libération. Au contraire, les verdicts prononcés le 17 février sont très lourds, de 20 ans à perpétuité. Ils sont de l'avis de l'ensemble des associations des droits de l'homme, au niveau international, des sentences politiques dirigées contre des responsables sahraouis qui militent pour l'autodétermination.

01 – Enaama Asfari  – 7/11/10 à El Ayoun – 78611 – 30 ans

Né en 1970 à Tan-Tan, ville au sud est du Maroc, licencié en droit public international à la Faculté de droit et sciences économiques de l’Université de Marrakech, défenseur des Droits de l’Homme Sahraoui, Président de la Commission pour la défense des Droits de l’Homme au Sahara Occidental dont le siège est en France (CORELSO), a été arrêté le 7 novembre 2010 chez un ami à El Ayoun, Sahara Occidental par des agents de « l’intelligence » marocaine, pendant sa détention il est resté les yeux bandés, menotté, d’après ses déclarations à son avocat, il n’a pas subi de torture physique mais des pressions pour qu’il abandonne le campement de protestation quelques heures avant que ne soit violemment attaqué par les autorités marocaines le campement de GDEIM IZIK. Les autorités marocaines ont arrêté Enaama Asfari et il a été remis au Tribunal militaire. Il avait déjà été arrêté pour d’autres occasions, à Smara en décembre 2007, Marrakech en avril 2008 et en août 2009. Lors de cette dernière fois, il a passé 4 mois en prison pour motifs politiques en relation avec sa prise de position sur la question du Sahara Occidental.

02 – Ahmed Sbaaï (Ahmed Sbai ) – 8/11/10 à El Ayoun – 78615 – Perpétuité

Né en 1971 à El Ayoun, (Sahara occidental), ex-prisonnier politique incarcéré en 2002 et 2006, défenseur sahraoui des Droits de l’Homme, secrétaire général du Comité pour la protection des prisonniers Sahraouis, membre de l’Association Sahraouie des Victimes de Graves Violations des Droits de l’Homme commises par l’Etat Marocain (ASVDH) et du Comité contre la torture de El Ayoun ; a été arrêté arbitrairement le 8 décembre 2010, dans le quartier de Lirak par la police marocaine, gravement maltraité après avoir protesté pour sa détention à la gendarmerie marocaine où il est resté menotté et les yeux bandés.

Ahmed Sbai a confirmé ne pas avoir été torturé physiquement mais frappé et intimidé pendant l’interrogatoire, être resté les yeux bandés et menotté jusqu’à sa remise au Juge de la cause au Tribunal militaire de Rabat au Maroc. Ahmed Sbai souffre de complications du cœur et de l’appareil circulatoire.

03 – Chiel Banga (Cheikh Banga) – 8/11/10 à Gdeim Izik – 78605 – 30 ans

Né le 12 janvier 1989 à Assa, activiste en Droits de l’Homme, membre du Collectif des défenseurs des Droits de l’Homme Sahraoui CODESA et l’association marocaine des Droits de l’Homme, AMDH branche ASSA, il a subi une peine de prison politique à deux reprises antérieurement, arrêté le 8 novembre 2010 au campement de GDEIM IZIK par des membres de l’armée et la gendarmerie, il a été frappé violemment pendant sa détention au cours de laquelle on l’a déshabillé, menotté, on lui a bandé les yeux, il a subi une tentative d’asphyxie jusqu’à perdre connaissance, on l’a suspendu en l’air, frappé sur tout le corps, insulté et craché sur son visage. Cheikh Banga souffre de douleurs aiguës aux mains et aux épaules.

04 – El Bachir Khadda (Bachir Khada) – 5/12/10 à El Ayoun – 78614 – 20 ans

Né en 1986 à Tan-Tan au sud du Maroc, ex-prisonnier politique en 2008, Sahraoui défenseur des Droits de l’Homme, membre de l’Observatoire Sahraoui des Droits de l’Homme au Sahara Occidental, détenu le 5 décembre 2010 au café Las Dunas, Plaza Edchira à El Ayoun (Sahara Occidental). D’après son témoignage, n’a pas été l’objet de tortures physiques mais de pratiques portant atteinte aux Droits de l’Homme pendant toute sa détention les yeux bandés et menotté.

05 – Mohamed Tahili (Mohamed Tahlil) – 5/12/10 à El Ayoun – 78605 – 20 ans

Né en 1981 à Boujdour, (Sahara Occidental), ex-prisonnier politique sahraoui, incarcéré en 2005 et 2007, défenseur des Droits de l’Homme et Président du Comité local de la section Bourjador de l’assemblée sahraouie pour les victimes de violations graves des Droits de l’Homme commises par l’Etat Marocain (ASVDH), a été arrêté le 5 décembre 2010 au café Las Dunas, Plaza Edchira à El Ayoun (Sahara Occidental) par la police marocaine. Il a confirmé ne pas avoir été soumis à la torture physique, mais psychologique pendant l’interrogatoire, il est resté les yeux bandés et menotté. Mohamed Tahlil souffre de complication de ses maladies de l’appareil digestif et rénal, suite aux précédentes détentions pour motifs politiques et aux grèves de la faim qu’il a faites auparavant.

06 – Hassan Dah – 5/12/10 à El Ayoun – 78603 – 30 ans

Né le 18 janvier 1987 à El Ayoun, (Sahara Occidental), un ex-prisonnier politique et défenseur sahraoui des Droits de l’Homme au Sahara Occidental, arrêté depuis le 5 décembre 2010 au Café Las Dunas sur la Plaza Edchira à El Ayoun par la police marocaine, torturé psychologiquement et physiquement, a été violé avec un bâton introduit dans le rectum, les yeux bandés et menotté, on a versé sur lui de l’eau froide et de l’urine et il a été soumis à diverses violations des Droits de l’Homme. Hassan Dah, qui souffre de graves complications sur tout le corps, a été accusé par les agents du service secret marocain, d’être le correspondant à la radio et la TV du Front Polisario et celui qui leur donnait des informations sur le campement de GDEIM IZIK. C'est un membre de l'équipe média au Sahara occidental.

07 – Mohamed Lamin Haddi – 20/11/10 à El Ayoun – 78612 – 25 ans

Né en 1984 à El Ayoun, (Sahara Occidental), défenseur des Droits de l’Homme est membre de l’Association sahraouie des victimes de violations graves des Droits de l’Homme commises par l’Etat Marocain (ASVDH). Il a été arrêté arbitrairement le 20 novembre 2010 par des agents de « l’intelligence » marocaine, affirme ne pas avoir été torturé physiquement mais avoir subi des violations des Droits de l’Homme, menotté, les yeux bandés, privé de nourriture. L’arrestation de Mohamed Lamin Haddi peut être due au fait que le 20 novembre 2010, il avait prévu de se réunir avec 2 médecins belges, les Doctoresses Marie Jeanne Wuidat et Ann Collier qui étaient allées jusqu’à El Ayoun en mission humanitaire pour visiter quelques unes des victimes de la répression des autorités du Maroc. Les médecins belges furent expulsés d’El Ayoun (Sahara Occidental).

08 – Abdulahi Lakfawni (Abdallah Lekhfaoini) – 12/11/10 à la Playa de Foum El Oued – 78609 – perpétuité

Né en 1974 à El Ayoun (Sahara Occidental), membre de la Commission du Dialogue dans le campement de déplacés sahraouis GDEIM IZIK, a été arrêté le 12 novembre 2010 à 25 km au sud ouest de El Ayoun par des membres de la gendarmerie de l’armée et les services secrets du Maroc, soumis à différents types de torture pendant sa détention au cours de laquelle il perdit conscience, obligé à se déshabiller et violé avec un bâton introduit dans le rectum, le corps brûlé par des cigarettes, torturé par les procédés sadiques appelés l’avion » et « le poulet grillé », on lui a versé de l’urine sur le corps, avec des simulacres d’étranglement, il est resté les yeux bandés pendant tout le processus, privé de sommeil et de nourriture.

09 – Abdullahi Toubali (Abdallah Toubali) – 2/12/10 à El Ayoun – 78599 – 25 ans

Né en 1980 à El Ayoun, (Sahara Occidental), membre du Comité de Dialogue du campement de déplacés GDEIM IZIK, a été arrêté le 2 décembre 2010 par la police marocaine, déshabillé, menotté et les yeux bandés, il a été violé avec un bâton introduit de force dans le rectum, on a versé sur lui de l’eau froide et des urines, tous ces actes étaient accompagnés d’insultes et de coups répétés sur le corps. On peut voir sur tout le corps d’Abdallah Toubali, en particulier sur sa tête, les marques produites par les séances de tortures dont il a été l’objet.

10 – El Houssin Ezzaoui (Zaoui Elhoucein) – 4/12/10 à El Ayoun – 78618 – 25 ans

Né le 10 janvier 1975 à El Ayoun, (Sahara Occidental), arrêté à minuit et demi le 4 décembre 2010 chez le mari de sa femme, Mohamed Al Saadi, dans le quartier de Al Amal de cette ville, il a été agressé par la police marocaine avant d’être interrogé par l’avocat général. Il est membre du Comité de Dialogue du campement GDEIM IZIK, il a été soumis à diverses formes de torture physiques et psychologiques, après avoir été dépouillé de ses vêtements, il a été violé avec un bâton introduit dans le rectum, pendant la nuit on lui a versé sur le corps de l’eau froide mélangée avec de l’urine. Tout le temps qu’il est resté dans les bâtiments de la gendarmerie marocaine, il était maintenu les yeux bandés et menotté dans le dos et a reçu d’innombrables insultes et coups de pied, a été privé de sommeil, de nourriture et d’eau. Le Sahraoui Zaoui Elhoucein, qui est marié, suite aux tortures infligées, à de la difficulté à garder l’équilibre et à articuler les mots. Il a trois enfants.

11 – Deich Eddaf (Daish Daf) – 3/12/10 à El Ayoun – 78613 – 25 ans

Né le 11 mai 1978 à El Ayou, Sahara Occidental, membre du Comité de Dialogue du campement de déplacés GDEIM IZIK. Il a été arrêté le 3 décembre 2010 par des agents de la police marocaine chez lui, a été torturé, déshabillé et violé avec un bâton introduit dans le rectum, de même on lui a versé de l’eau froide, on lui a uriné sur le corps, tout le temps qu’il a été détenu, on lui a tenu les yeux bandés et il a été exposé à des violations des Droits de l’Homme, menotté, privé de sommeil, de nourriture et d’eau. Daih Daf, qui est père d’un petit garçon, a des marques visibles des tortures sur tout le corps.

Sidi Abderahmane Zayou (Zayou Abdul Rahman) – 21/11/10 à El Ayoun  – libéré le 17/02/2013 au terme de 2 ans et 3 mois de prison (temps de détention préventive)

Né en 1974 à El Ayoun, (Sahara Occidental). Licencié en Sciences Economiques, employé à la mairie de El Ayoun, a été arrêté arbitrairement le 21 novembre 2010 à l’aéroport de El Ayoun par la police sur la base d’un mandat d’arrêt émis par le bureau du Procureur du Ministère Public du Tribunal d’Appel à la cause de sa participation au campement de GDEIM IZIK, il n’a pas été torturé mais maltraité et est resté pendant toute sa détention menotté, les yeux bandés. Il est probable que l’arrestation d’Abdul Rahman, père d’un enfant mineur, soit en relation avec sa présence dans la Commission de Dialogue des civils Sahraouis déplacés au campement de GDEIM IZIK.

12 – Mohamed Bourial – 8/11/10 à Gdeim Izik – 78598 – 30 ans

Né en 1970 à El Ayoun, (Sahara Occidental), membre du Comité de Dialogue du campement de déplacés GDEIM IZIK, a été arrêté de façon arbitraire par des membres de la police, la gendarmerie et l’armée marocaine le 8 novembre 2010, emmené à la caserne principale menotté, pendant 5 jours il a été les yeux bandés, nu et frappé brutalement avec un câble en acier. Mohamed Bourial est père de 2 enfants, il souffre encore de douleurs sur tout le corps suite aux séances de torture et de mauvais traitements dont il a été l’objet.

13 – Laaroussi Abdeljalil – 13/11/10 à Boujdour – 78608 – perpétuité

Né en 1978 à El Ayoun, (Sahara Occidental), a été arrêté de façon arbitraire le 13 novembre 2010 à Boujdour au Sahara Occidental, par des membres de la police, la gendarmerie et l’armée, il a été transféré à El Ayoun et soumis à diverses formes de torture psychologique et physique, déshabillé, menotté, les yeux bandés plus de 4 jours, il a été attaché à un bâton suspendu en l’air, a reçu des coups sur tout le corps, étourdi par des décharges électriques, on lui a arraché des cheveux, on l’a menacé de viol, d’amener sa femme pour la violer devant lui et, pendant tout ce temps, on l’a insulté et il a été l’objet de violations des Droits de l’Homme. Abdeljalil Laaroussi est père de 2 enfants, il soufre de troubles psychologiques suite à la torture. Il a été membre du Comité de dialogue dans le camp de Gdeim Izi.

14 – Mohamed El Bachir Boutinguiza (Mohamed El Bachir Boutiguza) – 19/11/10 à El Ayoun – 78602 – perpétuité

Né en 1974 à El Ayoun (Sahara Occidental), détenu le 19 novembre 2010 par la police marocaine, est resté au commissariat de la gendarmerie à El Ayoun longtemps les yeux bandés, menotté et nu pendant son interrogatoire. Il a été violé avant d’être emmené au Commissariat avec un objet métallique dans l’anus, il a subi des décharges électriques en particulier dans les ongles des mains et des pieds, le tout accompagné d’insultes, de privation de sommeil et de nourriture. Les avocats affirment qu’à cause du viol qu’il a subi, Mohamed El Bachir Boutiguza continue à saigner abondamment. Il a été membre du Comité de dialogue dans le camp de Gdeim Izi.

15 – Mohamed Bani – 8/11/10 à Gdeim Izik – 78610 – perpétuité

Né en 1969 à El Ayoun, (Sahara Occidental), a été arrêté arbitrairement par anticipation le 8 novembre 2010 par des forces paramilitaires, l’armée, la gendarmerie et la police quand il se disposait à quitter en voiture le campement GDEIM IZIK après la violente intervention des autorités marocaines contre le campement de déplacés Sahraouis.

Il a été soumis à diverses formes de torture psychologique et physique. Après l’avoir brutalement frappé à la tête, on l’a laissé 6 jours blessé aux intempéries, les yeux bandés, menotté, privé de sommeil et de nourriture et on lui a versé sur le corps de l’eau froide et de l’urine. Mohamed Bani est père de 6 enfants, il se ressent des effets de la torture particulièrement à la tête et au visage, ses blessures sont infectées et en très mauvais état, d’après sa famille lors de la première visite faite au prisonnier dans la prison de Salé. Il était employé au Ministère de l'équipement.

Machdoufi Ettaki (Taki Elmachdoufi) – 8/11/10 à El Ayoun – libéré le 17/02/2013 après 2 ans et 3 mois de prison (temps de détention préventive)

Né en 1985 à El Ayoun, (Sahara Occidental), il était soldat de l’armée marocaine avant d’avoir été expulsé il y a un an et demi. Le 8 novembre 2010, il a été arrêté arbitrairement dans l’avenue de Smara à El Ayoun par la police marocaine et l’armée, remis à la gendarmerie, il a été torturé et maltraité, les yeux bandés, menotté dans le dos, subissant pendant 6 jours un traitement inhumain, nu, on a uriné sur lui, suite aux coups reçus, il fut gravement blessé et transféré à l’hôpital militaire à deux reprises d’après les affirmations de deux témoins oculaires faites à sa famille.

El Ayoubi Mohamed (Mohamed Al Ayoubi) – 8/11/10 à Gdeim Izik (mis en liberté provisoire pour raisons de santé) – 0040 – 20 ans

Né en 1955, diabétique, souffre de troubles psychologiques depuis l’enfance, arrêté le 8 novembre 2010 au campement GDEIM IZIK par des effectifs de l’armée, la gendarmerie et des forces paramilitaires, a été violé par un bâton introduit dans le rectum, les yeux bandés, menotté et nu, on lui a versé sur le corps de l’urine et de l’eau froide tout en l’insultant et lui donnant des coups de pied. Les avocats et sa sœur Aisha Al Ayoubi disent que, suite aux tortures infligées à Mohamed Al Ayoubi, il a du mal à parler, il est faible et à la main droite fracturée, maux pour lesquels il n’est pas traité à l’administration pénitentiaire et il souffre de troubles mentaux et de diabète.

16 – Sidi Abdallah B’hah (Sidi Abdallah Abman) – 19/11/10 à El Ayoun – 78600 – perpétuité

Né en 1975 à El Ayoun, (Sahara Occidental), arrêté le 19 novembre 2010 par la police et la gendarmerie, il est resté nu, menotté, les yeux bandés pendant l’interrogatoire, on a uriné sur lui, l’a privé de dormir, on l’a obligé à rester assis face au mur sans bouger. Il a aussi été l’objet de divers types de torture psychologique et physique. Sidi Abdallah Abman souffre de graves douleurs sur tout le corps suite à la torture infligée lors de sa détention à la brigade de la gendarmerie marocaine. Il a été membre du comité de dialogue au camp de Gdeim Izi.

17 – Brahim Ismaïli – 9/11/10 à El Ayoun – 78610 – perpétuité

Il a été arrêté le 9 novembre à El Aïoun puis transféré à la prison dite "prison noire". Quelques jours après, au moment de sa libération provisoire, la gendarmerie l'a enlevé devant la porte de la prison, il a été ensuite déféré devant le tribunal militaire de Rabat puis emprisonné à Salé. Il est président du centre pour la conservation de la mémoire collective sahraouie, il a quatre enfants.

18 – Mohamed Embarek Lefkir – 10/11/10 à El Ayoun – 78604 – 25 ans

Il a été membre du comité de dialogue du camp de Gdeim Izik.

19 – Babait Mohamed Juna – 15/08/11 à El Ayoun – 78619 – 25 ans

IL a été arrêté à El Aïoun le 15 novembre 2010, était membre du Comité de dialogue au camp de Gdeim Izik, il a un enfant.

Moustafa Abdedaim – 28/10/09 à El Ayoun – Condamné à 3 ans (libéré le 27 octobre 2011 au terme de sa peine)

Mohamed Abulkasem (libéré le 29 octobre 2011 au terme de sa peine)

20 – Sid Ahmed Lamjayed – 25/12/10 à El Ayoun – 78616 – perpétuité

Il a été arrêté à El Aïoun le 25 décembre 2010, il est Président du Comité pour la protection des Ressources naturelles du sahara occidental.

21 – Larabi El Bakay – 9/12/2012 à Dakhla – 78620 – 25 ans

Il a été arrêté le 9 décembre 2012  à Dakhla et était membre du comité de dialogue

 

Prison de Salé N°1

M. Ali Abdeddaïm – 04/08/2013 à  – – (libéré au terme de sa peine)

Il a été arrêté le 4 août 2013 et a comparu devant la Cour d’appel de Rabat pour l’instruction de son inculpation. Il faisait partie du groupe arrêté à Rabat après un affrontement entre étudiants marocains et étudiants d’origine sahraouie. Il a mené de septembre à octobre, pendant près d’un mois une grève de la faim pour obtenir de meilleures conditions d’incarcération.

Brahim Chiayah – 22/04/11 à Rabat (libéré au terme de sa peine)

Moussad Sleima – 22/04/11 à Rabat – 67949 – 3 ans (libéré au terme de sa peine)

Conditions de leur arrestation : ces six personnes, toutes étudiantes, ont été arrêtées ensemble le 22 avril 2011, suite à la participation à une manifestation organisée pour dénoncer la mort d'un étudiant sahraoui poignardé par un civil marocain.

Les 6 étudiants sont passés en procès en février 2012 devant la Cour de Salé, ils ont été condamnés à 3ans de prison et à 24000 DH d'amende.

Aabielil Saïd – 22/04/11 à Rabat – 67948 – 3 ans  (libéré au terme de sa peine)

Lhabib Mansouri – 22/04/11 à Rabat (libéré au terme de sa peine)

Ahmed Ayoub – 22/04/11 à Rabat (libéré au terme de sa peine)

Barrak Mohamed – 22/04/11 à Rabat – 67947 – (libéré au terme de sa peine)

Conditions de leur arrestation : ces six personnes, toutes étudiantes, ont été arrêtées ensemble le 22 avril 2011, suite à la participation à une manifestation organisée pour dénoncer la mort d'un étudiant sahraoui poignardé par un civil marocain.

Les 6 étudiants sont passés en procès en février 2012 devant la Cour de Salé, ils ont été condamnés à 3ans de prison et à 24000 DH d'amende.

 

Prison de Tiznit peines prononcées

La plupart des Sahraouis en prison à Tiznit  ont été arrêtés à Tan Tan en même temps que Yahia El Hafed à la suite d'une manifestation organisée dans cette ville.

Mouyahed Mayara – 1/03/08 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

El Mouhayed Mayara né en 1976, arrêté à Tan Tan le 1/3/08, il est passé en procès au tribunal pénal d'Agadir le 11/03/09 et a été condamné à 4 ans, incarcéré à Inzégane; il est aujourd'hui à Tizni.

El Burkaoui Mahmoud – 1/03/08 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

El Bourkaoui Mahmoud né en 1983, arrêté à Tan Tan le 1/3/08, il est passé en procès au tribunal pénal d'Agadir le 11/03/09 et a été condamné à 4 ans, incarcéré à Inzégane il est aujourd'hui à Tizni.

Lafkir Lahsen – 1/03/08 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

Lakfir Lahcen Hassan, né en 1981, arrêté à Tan tan le 1/03/08, il est passé en procès au tribunal pénal d'Agadir le 11/03/09 et a été condamné à 4ans, incarcéré à Inzégane il est aujourd'hui à Tizni.

Salmi Mohamed – 1/03/08 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

Bouamoud Mulay Saïd – 2/12/08 à Casablanca – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

El Mayoub Aillal – 26/02/09 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

Lahman Salama – 2/03/08 à Tan Tan – 7814 – 10 ans  (libéré au terme de sa peine)

Procès à la cour d’appel d’Agadir.

Brahim Khalil Mghiemma – 12/10/04  à El Ayoun – 6534 – 10 ans (libéré au terme de sa peine)

Procès à la cour d’appel d’Agadir en octobre 2005.

Aazzi Aziz – 2/07/11 à Mahbès – 3 mois  (libéré au terme de sa peine)

Assaih Mohamed Elhasan à Mahbès – 7646 – 10 ans (libéré au terme de sa peine)

Edayam Mokhtar à Mahbès – 3 mois (libéré au terme de sa peine)

Anchad Houssin à Mahbès – 3 mois (libéré au terme de sa peine)

Chakrad Khalid à Mahbès – 3 mois (libéré au terme de sa peine)

Aba Hazem Mouhmed à Mahbès – 3 mois (libéré au terme de sa peine)

Aali Ritani – 2/07/11 à Mahbès – 3 mois (libéré au terme de sa peine)

M.Ammar Lahwaisid – 12/08/2013 à Guelmin – 12974 – 10 mois (libéré au terme de sa peine)

Il  a été arrêté à Guelmin le 12 août 2013, après un match de foot au cours duquel les deux équipes, l’une marocaine l’autre d’origine sahraouie se sont affrontés. Ils sont passés dès le 19 août au tribunal puis en appel et ont été condamnés à des peines de 6 mois à 1 an.

M.Taha Daoudi – 12/08/2013 à Guelmin – 12973 – 12 mois (libéré le 7 août 2014 au terme de sa peine)

Il  a été arrêté à Guelmin le 12 août 2013, après un match de foot au cours duquel les deux équipes, l’une marocaine l’autre d’origine sahraouie se sont affrontés. Ils sont passés dès le 19 août au tribunal puis en appel et ont été condamnés à des peines de 6 mois à 1 an. Deux frères et fils de M’Barek Daoudi arrêté quelques semaines plus tard, ont dit avoir été sévèrement battus.

M.Amar Daoudi – 12/08/2013 à Guelmin – 12972  – 12 mois (libéré au terme de sa peine)

Il  a été arrêté à Guelmin le 12 août 2013, après un match de foot au cours duquel les deux équipes, l’une marocaine l’autre d’origine sahraouie se sont affrontés. Ils sont passés dès le 19 août au tribunal puis en appel et ont été condamnés à des peines de 6 mois à 1 an. Deux frères et fils de M’Barek Daoudi arrêté quelques semaines plus tard, ont dit avoir été sévèrement battus.

M.Babit Bahdach – 12/08/2013 à Guelmin – – 6 mois (libéré au terme de sa peine)

M.Hamza Bazi – 12/08/2013 à Guelmin – – 6 mois (libéré au terme de sa peine)

M.Mustapha Ahssain – 12/08/2013 à Guelmin – – 6 mois (libéré au terme de sa peine)

Toubali El hafed – 02/2014 à Guelmin – (libéré le 14 août 2014 au terme de sa peine)

Sidi Sbai – 02/2014 à Guelmin – (libéré au terme de sa peine)

Mohamed Jamour – 02/2014 à Guelmin – (libéré au terme de sa peine)

El Bachir Bouamoud – 02/2014 à Guelmin – (libéré au terme de sa peine)

22 – M.Sidi Bouamoud – 2008 à Tan Tan – – 4 ans

Il a été condamné à 4 ans de prison le 9 novembre 2012 par la Cour d’Appel d’Agadir. Comme Mahfoud Elhait qui vient d’être libéré, il a été arrêté pour avoir participé à un rassemblement à Tan Tan en 2008. Le parquet d’Agadir a fait appel de cette décision, il devrait être rejugé mais la date du procès n’est pas connue.

23 – Abdelahi Boukyout  – – – 4 ans

24 – Mohamed Daoudi – 23/12/2013 à Guelmin – – 2 ans

Il a été arrêté le 23/12/2013 à Guelmin (Goulimine) puis est passé en procès devant la Cour d’Appel d’Agadir et a été condamné le 12/02/2014 à 2 ans de prison ferme.

25 – Mayara El Moujahid  – – – 6 ans

 

Prison de Aït Melloul

Bachri Bentaleb – 22/12/06 à El Ayoun – 5 ans  (libéré au terme de sa peine)

Bachri Bentaleb né en 1982, arrêté à El Aïoun le 22/12/2006, il est passé en procès le 26/06/07 et a été condamné à 5 ans , a d'abord été incarcéré à El Aïoun, il est maintenant à la prison d'Aït Melloul.

Cheik Amaïdan – 7/08/09 à El Ayoun – 22181 – 5 ans (libéré le 9 août 2014 au terme de sa peine)

Il a observé pendant 48h une grève de la faim ce 31 janvier 2014 pour protester contre la fouille particulièrement musclée de sa cellule où ses livres et ses objets personnels ont été en partie détruits et confisqués.

Marir Sid Ahmed – 2/11/09 à Tan Tan – – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

Sahel Rtaimi – 2/11/09 à Tan Tan – – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

Isa Bouda – 3/11/09 à Boujdour – 17508 – 4 ans  (libéré au terme de sa peine)

Elhait Mahfoud – 23/10/09 à Dakhla – – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

Charafi Salama – 17/03/ 08 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

26 – Mohamed Ali Elbasraoui – 23/11/03 lieu inconnu – 6208 – 15 ans

Ghali Bouhela – 23/12/2012 à El Ayoun – – 3 ans (libéré le 27 juillet 2014 au terme de sa peine)

Moustafa Boudani – 9/06/2012 lieu inconnu– – 18 mois  (libéré au terme de sa peine)

 Mohamed Bizi  – 9/06/2012 lieu inconnu – – 18 mois  (libéré au terme de sa peine)

27 – Salek Laasari – 15/10/04 à Tan Tan – 7833 – 10 ans

Nouredine Hammou – – libéré en septembre 2013

28 – Hassan Choueaar

Il avait été condamné à un an de prison, il a été libéré mais à nouveau condamné par la Cour d’appel d’Agadir, il est retourné en prison pour 5 ans.

29 – Boujemaa Yezza ould El Houssein

30 – Mohamed Hammou

Moussa El Maki

31 – Hassan El Ghaznaoui

32 – Ali Kach

Ali Kach, jeune homme habitant le Sud du Maroc mais se revendiquant Sahraoui, vient d’être condamné par le Tribunal d’Agadir à quatre années de prison ferme.
Peine pour l’exemple, peine pour faire peur à tous les jeunes Sahraouis, habitant le Sud du Maroc, et empêcher que la revendication de l’autodétermination et de l’indépendance ne s’installe durablement dans la région. Il avait participé au rassemblement du 28 février 2008, date précieuse pour les jeunes Sahraouis, celui où Yahia Mohamed El Hafed a injustement été accusé du meurtre d’un policier.
Arrêté plus tard, le 16 juin 2013, il est depuis cette date enfermé à la prison d’Aït Melloul, en attente de jugement. Celui-ci est intervenu le 10 novembre 2014. Ali Kach va donc rester dans sa prison pour 4 ans.

33 – Chakrad Yahdih

Rachid Ben Saïd (mineur)

Omar Belaysid (mineur)

34 – El haiba Moulay Kaiss

Mohamed lamine El Atar

35 – Zawi Noredine –  – 1 an –

36 – Marki Abdelhahek –  – 4 ans –

37 – M. M’Barek Daoudi – 28/09/2013 à Guelmin – 3 ans –

M.M’Barek Daoudi arrêté à Guelmin en septembre, en même temps que ses trois fils, a été de suite emprisonné à Salé. Difficile d’avoir de ses nouvelles, ses proches eux-mêmes ne savaient pas grand-chose, sinon la menace d’un procès devant un tribunal militaire.
Il vient d’être présenté au juge auprès de la Cour militaire de Rabat, ce 29 novembre 2013 et passera en deuxième audience le 31 janvier 2014.
La justice marocaine est ainsi non seulement aux ordres du roi mais aux ordres des militaires qui entendent juger un civil, témoin devenu très gênant, qu’il faut, lui et sa famille, faire taire. M’Barek Daoudi  était présent ce jour de février où 7 personnes furent tuées à Merhiz.
Ainsi, les recommandations du CNDH ou de Barak Obama, de ne plus juger les civils devant des cours militaires, restent vaines face à ce qui vient d’être enfin mis au jour : un charnier contenant dans deux fosses, les restes de 7 personnes, dont deux enfants. Etudié avec le plus grand soin par un groupe de scientifiques espagnols, l’identité des 7 personnes ainsi que les conditions de leur mort ont été retrouvées. Groupe de pasteurs faisant paître leur troupeau, ils ont été tués par une section des FAR, en février 1976. Pas ce combats, pas de présence de militaires sahraouis, simplement la volonté de faire disparaître un peuple, volonté exaltée depuis la Marche verte de novembre 1975, dans le royaume.
Son fils, Brahim Daoudi, vient, lui, d’être condamné ce 14 novembre 2013, par le tribunal d’Agadir à deux ans de prison, les deux autres, Amar et Taha, déjà condamnés à 1 an de prison. Justice expéditive pour des citoyens marocains (résidant à Guelmin) coupables seulement de se revendiquer sahraouis.

Il est passé en procès devant la Cour d’Agadir, condamné à 3 mois de prison ferme, est toujours en prison alors qu’il a déjà fait 17 mois de prison préventive. L’association HWR dénonce cette situation d’un homme condamné sans aucune charge contre lui.

 

Prison de Taroudant peines prononcées

El Ouali Amaidan – 10/12/06 à El Ayoun – 5 ans (libéré le 13 octobre 2011 au terme de sa peine)

Bani Abdel Ghani – 2/03/08 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

Najem Bouba – 2/03/08 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

Khalad Hassan – 9/10/ 08 à Tan Tan – 4 ans (libéré au terme de sa peine)

 

Prison de Benslimane

Abdellah Hassan – 2/10/08 à El Ayoun – 10 ans (libéré)

 

Prison de Kénitra

Saleh Amidan – 13/10/04 à Tan Tan – – 20 ans (libéré au terme de sa peine)

38 – Mohamed Dahini – 04/2010 à El Ayoun – 24922 – 6 ans

Conditions de leur arrestation : ces six personnes, toutes étudiantes, ont été arrêtées ensemble le 22 avril 2011, suite à la participation à une manifestation organisée pour dénoncer la mort d'un étudiant sahraoui poignardé par un civil marocain.

Les 6 étudiants sont passés en procès en février 2012 devant la Cour de Salé, ils ont été condamnés à 3ans de prison et à 24000 DH d'amende.

Son procès en appel est prévu le 14/01/2013 à Salé-Rabat à 9h.
Cet appel se tiendra après 3 suspensions, les 3 et 17 septembre, et novembre sans justification légale. Mohamed Dihani, a été condamné à 10 ans de prison ferme le 27/10/2011, il est à la prison de Salé. Après la dernière suspension de l'appel en novembre, la famille a dénoncé les mauvais traitements, la torture, dénonciations refusées par les autorités pénitentiaires. Tout contact entre Dihani et sa famille est depuis impossible. Suivant le directeur de la prison c'est lui qui refuse de les voir et c'est lui
aussi qui au prétexte que son dossier n'est pas prêt demande la suspension de l'appel. Toutes assertions fausses qui mettent encore plus dans la souffrance la famille très inquiète des conditions de vie de leur parent.

Son appel a été reporté à plusieurs reprises. Il vient de passer ce 15 avril 2013,  devant la 2éme Chambre de la Cour d'Appel de Rabat, et a été condamné à 6 ans de prison ferme. Au cours de l'audience, il a protesté pour avoir été présenté comme un citoyen marocain alors qu'il est Sahraoui, habitant El Aïoun. Il a également témoigné avoir déjà été arrêté en 1996 à El Aïoun, alors qu'il n'avait que 10 ans et explique son arrestation pour avoir participer en Italie à de nombreuses réunions en faveur du Front Polisario. Il a été arrêté pour des raisons politiques et non pour tous les crimes dont on l'accuse !
Ses avocats, Maître Bazaid et Maître El Aasri, ont à la fois présenté des recours sur la forme (le mandat d'arrêt est daté du 1er mars 2010, alors que Mohamed Dahani n'est rentré par le Sud au Sahara occidental que le 27 avril 2010, preuve sur son passeport) et demandé une enquête suite aux plaintes déposées par le prisonnier et son père suite aux violentes tortures subies au moment de son arrestation et des ses nombreux interrogatoires.
Plusieurs observateurs internationaux étaient présents au procès. En appel la peine a certes été réduite mais reste très lourde pour un dossier vide strictement politique.
Nouvelle manifestation des progrès du Maroc vers une justice qui se rapproche des normes internationales ???

 

Prison de Boulmarhez

39 – Yahia Mohamed Elhafed – 1/03/08 à Tan Tan – 8074 – 15 ans

Il a été arrêté le premier mars et accusé du meurtre d'un policier au cours de cette manifestation organisée à Tan Tan. Connu comme militant sahraoui proche du Polisario, son dossier judiciaire a été inventé de toute pièce. Il était absent ce jour-là de Tan Tan !

En prison depuis cinq années Yahia Mohamed souffre depuis de longs mois de douleurs à l’estomac. Il vient enfin d’être hospitalisé 3 jours dans un hôpital d’Agadir pour observation après ses demandes répétées et celles de sa famille.

 

Prison d’El Ayoun

Mohamed N'Dour – condamnés à 8 mois de prison (8-07-2012) (libéré au terme de sa peine)

Mahjoub Oulad Cheikh – 2/10/2011 à Dakhla – 36344 – 3 ans (libéré le 30/9/14 en même temps que Kamel Trayah n°58 et Mohamed manolo n°61)

Mahjoub Oulad Cheikh a décidé une grève de la faim de 48h, le 31 octobre pour protester contre mauvais traitements et humiliations subies à la prison d’El Aïoun.

Il a renouvelé et démarré ce 31 janvier 2014 une grève de la faim pour le moment illimitée, pour obtenir à nouveau son droit de visite, dont il est privé depuis trois mois comme les livres et les journaux lui sont également refusés. 
Pour mémoire Mahjoub Cheik a été arrêté en septembre 2011 à Dakhla pour avoir participé à un rassemblement pacifique. Condamné à trois ans de prison ferme, son acte d’accusation témoigne comme pour chaque militant sahraoui condamné d’une justice strictement aux ordres du pouvoir ! « constitution d’une bande criminelle, complicité d’assassinat, violence contre les agents de l’Etat et destruction de biens publics »

 

Kamel Trayeh – 3/10/2011 à Dakhla – 36345 – 3 ans (libéré le 30/9/14)

Kamel Trayeh a décidé une grève de la faim de 48h le 31 octobre pour protester contre mauvais traitements et humiliations subies à la prison d’El Aïoun.

Sidati Ould Haybab ould El Mokhtar (libéré)

Bouela Cheykhatou Alisalem (libéré)

Elhay Hassena (libéré)

Khaled Maïmou (libéré)

Barrikala Delbouh (libéré)

Anouar Lhamad (libéré)

Saleh Sgayer (libéré)

Lamar Bousseif (libéré)

Cherif Nassiri (libéré)

Nouvelles arrestations entre 4 et le 9 mai 2013.

Ces six personnes ont été arrêtées le 9 mai 2013, suite aux importants rassemblements du 4 mai à El Aïoun, qui suivant les informations reçues ont réuni plus de 3000 personnes, effectif très important compte-tenu de la population sahraouie d'El Aïoun. Ce rassemblement a même retenu l'attention de la presse marocaine face à tant de monde.
Quelques jours plus tard, la police a arrêté ces 6 personnes dont un jeune mineur. Elles ont été déférées devant un juge d'instruction pour "violences à l'égard des fonctionnaires", "participation à un rassemblement armé" et "dégradation de biens publics" et mises en détention provisoire à la prison d'El Aïoun.
Deux militantes d'Amnesty sur place le 4 mai ont témoigné du caractère pacifique de la manifestation et observé la violence de la réaction policière voulant empêcher tout rassemblement.

Mohamed Garmit – 9/05/2013 – El Aïoun – – détention provisoire à la prison d'El Aïoun liberté provisoire

Mohamed Ali Saïdi – 9/05/2013 – El Aïoun – – détention provisoire à la prison d'El Aïoun liberté provisoire

Youssef Bouzid – 9/05/2013 – El Aïoun – – détention provisoire à la prison d'El Aïoun liberté provisoire

Abdelaziz Hramech – 9/05/2013 – El Aïoun – – détention provisoire à la prison d'El Aïoun liberté provisoire

Yassine Sidati – 9/05/2013 – El Aïoun – – détention provisoire à la prison d'El Aïoun liberté provisoire

Hussein Bah – 4/05/2013 – El Aïoun – – Libéré sous caution

Malah Sidi Mohamed – 30/05/2013 – El Aïoun – – liberté provisoire

Mohamed Sallouh – 30/05/2013 – El Aïoun – – liberté provisoire

Hanoun Mahmoud – 30/05/2013 – El Aïoun – – liberté provisoire

Farrah Ajouad – 30/05/2013 – El Aïoun – –  liberté provisoire

El Foukra Sidi Mohamed – 30/05/2013 – El Aïoun – – liberté provisoire

Hamza El Joumai – 30/05/2013 – Smara – – liberté provisoire

Abdelselam Loumadi – 21/01/2014 à El Aïoun –   – (libéré)

Abdelselam Loumadi a été arrêté chez lui le 21 janvier 2014, sans présentation de mandat et sans que les forces de police présentes lui fournissent une quelconque raison pour être ainsi arrêté et emmené.

Comme sa famille n’avait aucune nouvelle et ne savait pas où il se trouvait, elle a de suite réagi et porté plainte pour enlèvement auprès du Procureur-adjoint de la Cour d’Appel d’El Aïoun. En vain, le dépôt de plainte a été refusé.

M.Loumadi est réapparu le 24 janvier puis déclaré par le juge d’instruction en détention provisoire sans donner aucune information à celui-ci et à sa famille des charges retenues contre lui. Il est actuellement à la prison d’El Aïoun et a démarré très vite une grève de la faim pour obtenir une enquête suite à la plainte qu’il a déposée le 24 janvier pour les tortures  subies au centre de police d’El Aïoun. En même temps sa famille ne lâche pas prise non plus ! Comme le Procureur général n’a pas enregistré la plainte de M.Loumadi pour torture, sa famille a porté cette deuxième plainte auprès de la Cour d’Appel.

Pour mémoire M.Loumadi a déjà connu la prison deux fois, à chaque fois pour son engagement public en faveur de l’autodétermination : en 2006 il avait été condamné à 18 mois de prison ferme et à la fin de 2007 à 10 mois, tout juste après sa sortie !

Abdelmout Ali Bsair – 18/02/2014 – – – (libéré)

40 – Babir Mohamed –  –  –

41 – Dallal Abdelfatah –  –  –

42 – Bouchalga Abdelkrim –  –  –

43 – Al Haisan Mahmoud  –  –  –

 

Prison de Dakhla

Hafdad El Balya (libéré)

Mohamed sidi ould Greimich (libéré)

Hamdi Sidi Ould Greimich (libéré)

Mansour Sidi Ould Greimich (libéré)

Mansour Ould Abbeh (libéré)

Souilem Ould Cheybani Ould najem – date et lieu d'arrestation inconnue (libéré)

Aziz El Hafed (libéré)

Mohamed Salem Argueibi – date et lieu d'arrestation inconnue (libéré)

Ladour ould Haya – date et lieu d'arrestation inconnue (libéré)

Mohamed Ould Doua Ould Kmach – date et lieu d'arrestation inconnue (libéré)

Lafdal Ould M'Barek – date et lieu d'arrestation inconnue (libéré)

Deyya ould Henoun (libéré)

Mohamed Manolo – 3/10/2011 à Dakhla – 1019 – 3 ans (libéré le 30/9/14)

Abdelaziz Barraï – 3/10/2011 à Dakhla – 1020 – 3 ans (libéré)

Hammada jaffar – 22/10/2011 à Dakhla – 1021 – 3 ans (libéré)

Omar Mayoub – 22/10/2011 à Dakhla – 1022  – 3 ans (libéré)

Emrabih El Wali – 6/01/2013 lieu inconnu 

El Ouali Ahssana – 6/03/2012 lieu inconnu – 1024  – 3 ans (mort)

Il est mort le 28 septembre à l’hôpital militaire de Dakhla faute de soins. Sa famille qui n’a pu le voir récemment considère que sa mort est douteuse et demande une enquête indépendante avec une autopsie. Sa mort a provoqué au Sahara occidental occupé et dans les campements une grande émotion.

Atiq Barray – 14/11/2011 à Dakhla – 36540  – 3 ans (libéré)

Il a été transféré de Dahkla à El Aïoun le 29 septembre 2013. Ce transfert est sans doute lié à son recours en cassation qu’il a instruit et qui a été accepté. Il devait être rejugé le 23 octobre mais le procès a été reporté au 30 octobre. Ce recours en cassation accepté est une première dans les procès contre les Sahraouis.

  

Prison de Guelmin

Chiki Azouz libéré

Youssef El Aatar (étudiant) libéré

Mohamed Khalfoun (étudiant) libéré

 

Prison d'Inzegane

Mohamed El Hasnaoui  (libéré)

Ghali Boughalia – – –  (libéré)

44 – Ayoub Moustaghfir  – – 2 ans –

Mohamed Jihaga – – –  (libéré)

Ched Nouredin – – – (libéré)

Hamza Tamek – – – (libéré)

Gnir Nasser  – – – (libéré)

45 – Brahim Daoudi – – 2 ans –